Une odeur de moisi, des symptômes qui s'aggravent à la maison, une tache qui revient malgré le nettoyage : la moisissure inquiète avec raison. Mais la moisissure n'est jamais le problème de départ, c'est l'humidité qui l'est. Notre intervention cherche d'abord la source d'eau ou de condensation, puis évalue l'ampleur de la contamination, pour que les correctifs règlent le problème au lieu de le déplacer.
Trouver la source d'humidité
L'inspecteur examine les endroits où l'eau s'accumule : sous-sol, pourtour des fenêtres, salles de bain, entretoit, vide sanitaire et murs extérieurs. Il mesure l'humidité des matériaux avec un humidimètre, l'humidité relative de l'air et, au besoin, utilise la thermographie pour localiser les zones humides cachées.
Les causes les plus fréquentes sont les infiltrations par la fondation ou la toiture, la condensation sur des surfaces froides, une ventilation insuffisante des salles de bain et de la cuisine, et un sous-sol fini sans pare-vapeur adéquat. Tant que la source n'est pas corrigée, la moisissure revient.
Échantillonnage d'air et de surface
Quand c'est pertinent, on prélève des échantillons d'air à l'intérieur et à l'extérieur, qu'un laboratoire compare pour voir si certaines espèces sont anormalement présentes dans la maison. Les échantillons de surface, par ruban ou écouvillon, permettent d'identifier une croissance visible.
L'échantillonnage n'est pas toujours nécessaire : une moisissure visible sur une grande surface doit être corrigée, quelle que soit l'espèce. Il devient utile quand on soupçonne une contamination cachée, par exemple une odeur persistante sans tache apparente.
Humidité, ventilation et hiver québécois
Au Québec, l'hiver crée des conditions particulières : l'air intérieur chaud et humide rencontre des surfaces froides, ce qui provoque de la condensation sur les fenêtres, dans les coins de murs extérieurs et dans l'entretoit. Une humidité relative trop élevée, combinée à une maison très étanche et mal ventilée, favorise la croissance de moisissures.
Garder l'humidité relative à un niveau modéré, faire fonctionner l'échangeur d'air et les ventilateurs de salle de bain, et éviter de sécher le linge à l'intérieur sont des gestes simples qui préviennent beaucoup de problèmes. Le rapport vous donne des recommandations adaptées à votre maison.
Après l'intervention : corriger et vérifier
Le rapport présente les sources d'humidité trouvées, l'étendue apparente de la contamination et les correctifs recommandés : réparation de l'infiltration, amélioration de la ventilation, retrait des matériaux contaminés selon les bonnes pratiques. Pour les contaminations importantes, on recommande une entreprise spécialisée en décontamination.
Une fois les travaux faits, une vérification de contrôle permet de confirmer que la source est réglée et que les matériaux sont secs avant de refermer les murs ou de refaire les finitions.



